Il ne manque jamais de volontaires autour des puissants pour pourvoir aux tâches médiocres et régler leurs grimaces sur les humeurs de celui qu'ils courtisent.

À lire aussi de Jean-Christophe Rufin

Chacun cherche ce qu'il n'a pas.
A la différence d'organes plus intimes que la pudeur incite à ne pas exposer, les pieds sont assez volontiers montrés en public. On les exhibe sous le nez des biens-portants, afin de recueillir d'eux un avis.
Il faut, pour frapper quelqu'un, même au combat, se libérer d'un poids de civilisation qui enferme la plupart d'entre nous dans la fausseté et une douceur forcée. Cet écran ôté, c'est la vraie nature de l'homme qui se révèle.
La vérité est que l'homme déchu est souillé d'une proportion variable de péché. Certains sont encore perfectibles mais d'autres sont au-delà du rachat. Ils incarnent le mal, voilà tout.
Tous les êtres vivants ont des droits, qu’ils soient beaux ou repoussants, domestiques ou sauvages, comestibles ou non.
Toutes les citations de Jean-Christophe Rufin →

Dans la même œuvre

A Florence, j'appris à faire la différence entre l'art des artisans, qui était d'un grand raffinement, et l'art des artistes, dans lequel se reflétait autre chose : le génie, l'exception, la nouveauté.
L'argent est du songe pur. Le contempler, c'est faire défiler devant soi l'interminable procession des choses de ce monde.
Quiconque n'a pas vécu l'épreuve de la disgrâce, du dénuement et de l'accusation ne peut prétendre connaître véritablement la vie.
Sans jamais avoir cherché à diviser pour régner, j'ai toujours pensé que l'union des contraires était le secret de toute entreprise réussie.
Il est des fidélités qui conduisent à la trahison.