C'est la grande sagesse du peuple, voyez-vous. Les gens ne se dérangent que pour les élections qui ont un sens.

À lire aussi de Jean-Christophe Rufin

C'était une de ces journées des tropiques où les bleus semblent vouloir montrer qu'ils sont assez nombreux pour se partager l'univers : bleu-blanc du ciel, bleu-vert de l'horizon, bleu-violet de la mer et bleu-gris de l'écume.
Ce premier temps de l'amour est ainsi fait que tout ce qui le retarde l'alimente ; tout ce qui le contrarie le réconforte.
La foi apparaît comme une alternative à la régression animale qui menace si concrètement. Etre homme, ce serait connaître Dieu ou, à tout le moins, le chercher. L'animal poursuit sa proie ; l'être humain court après son salut. Tout s'éclaire.
La guerre civile, c'est exactement ça : le triomphe des salauds. On les voit sortir de partout. On s'étonne même qu'il y en ait autant et qu'on ne les remarque pas plus d'habitude.
Et le 11 septembre, j'ai compris que le monde était désormais partagé entre deux forces que je détestais tout autant l'une que l'autre.
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La presse est libre, vous le savez. Elle est libre et responsable. Quand une vérité se dégage, il faut la respecter.
Sa mémoire était immense et ce seul détail le rendait encore plus différent des Globaliens que ses haillons ne pouvaient le laisser supposer.
Désormais, il voyait en Globalia un ennemi, une construction humaine retournée contre les hommes, un édifice fondé sur la liberté mais qui écrasait toute liberté, un monstre politique à détruire.
La liberté c'est la sécurité, la sécurité c'est la surveillance, donc la liberté c'est la surveillance.
L'obsolescence programmée des choses faisait partie de la vie. Il était acquis qu'elle entretenait le bon fonctionnement de l'économie. Acquérir était un droit mais posséder était contraire au nécessaire renouvellement des productions.