Vous n'avez pas besoin de mourir pour renaître. Elle avait noté ces mots quand elle était rentrée chez elle. Ces mots ensuite avaient fait leur chemin.

À lire aussi de Delphine de Vigan

On croit toujours qu'on a le temps de dire les choses, et puis soudain c'est trop tard. On croit qu'il suffit de montrer, de gesticuler, mais ce n'est pas vrai, il faut dire.
C'est du chagrin et puis c'est tout. Un grand chagrin qui ne se dissout pas dans l'eau, ni dans l'air, un genre de composant solide qui résiste à tout.
Avais-je besoin d'écrire ça ? Ce à quoi, sans hésitation, j'ai répondu que non. J'avais besoin d'écrire et ne pouvais rien écrire d'autre, rien d'autre que ça. La nuance était de taille.
L'écriture ne peut rien. Tout au plus permet-elle de poser des questions et d'interroger la mémoire.
En tout cas, que le roman soit certifié par le réel ne le rend pas meilleur.
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Dans la même œuvre

La vie d'avant n'est qu'un souvenir anesthésié et la vie d'après se chuchote comme une promesse impossible.
Des mots périmés, avariés, qu'on ne digère pas. Qui restent sur l'estomac.
Elle a vidé ce corps de sa vie, elle est allée jusqu'au bout, au bout de ses forces.
C'est l'histoire d'une petite fille en équilibre sur une branche, qui ne mange plus rien d'autre que des livres.
Il dit se battre contre soi pour comprendre un jour qu'on se bat pour soi.