Vivre, c'est faire vivre l'absurde. Le faire vivre, c'est avant tout le regarder. L'absurde ne meurt que lorsqu'on s'en détourne.

À lire aussi de Albert Camus

Je ne saurais plus admettre aucune vérité qui ne puisse me mettre dans l'obligation directe ou indirecte de faire condamner un homme à mort.
Pour moi, c'est un malheur. Un malheur, tout le monde sait ce que c'est. Ça vous laisse sans défense. Eh bien ! Pour moi c'est un malheur.
Il n'y a que la haine pour rendre les gens intelligents.
On ne naît pas fort, faible ou volontaire. On devient fort, on devient lucide. Le destin n'est pas dans l'homme mais autour de l'homme.
Ce monde doit cesser d'être celui de policiers, de soldats et de l'argent pour devenir celui de l'homme et de la femme, du travail fécond et du loisir réfléchi.
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Dans la même œuvre

Ce qui vient après la mort est futile.
En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout.
Il n'est pas de destin qui ne se surmonte par le mépris.
L'absurde, c'est la raison lucide qui constate ses limites.
La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un coeur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux.