Tous cherchaient une pensée qui ne se cantonnât point dans des pâturages où broutent déjà des troupeaux de penseurs patentés.
❧
Virginia Woolf affirmait : « Je pense parfois que seule l’autobiographie relève de la littérature : les romans sont les pelures que nous ôtons pour arriver enfin au coeur qui est vous ou moi et rien d’autre.» Magnifique, non ? Mais je cite trop de gens.
◆
À lire aussi de Jean-Pierre Martin
Fou n’est pas le mot, même si je le prononce avec affection. Je préfère dire : corps errants.
Qui est le plus fou ? Celui qui pense à la mort chaque jour, comme moi, ou celui qui est possédé par le langage de l’entreprise ?
Par la faute de ces livres désirés, volés, dévorés, je me suis retranché outre mesure, dit silencieusement l'incendiaire. J'ai contracté la maladie de la solitude. Je n'ai pas vu la vie.
J’étouffe dans les livres. Je suis constamment dans une espèce de nostalgie de la vie immédiate, qui saurait se passer de toute médiation, juste se tenir face au ciel bleu, aux enfants, à l’amour...
Dans la même œuvre
J’ai une conception artisanale de la littérature.
J’aime retrouver la trivialité de la vie dans les livres, c’est aussi pour ça que j’apprécie tant Raymond Queneau.
J’étouffe dans les livres. Je suis constamment dans une espèce de nostalgie de la vie immédiate, qui saurait se passer de toute médiation, juste se tenir face au ciel bleu, aux enfants, à l’amour...