Fou n’est pas le mot, même si je le prononce avec affection. Je préfère dire : corps errants.
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J’étouffe dans les livres. Je suis constamment dans une espèce de nostalgie de la vie immédiate, qui saurait se passer de toute médiation, juste se tenir face au ciel bleu, aux enfants, à l’amour...
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À lire aussi de Jean-Pierre Martin
L'habitude de l'usine sera peut-être devenue drogue : chaque jour dans cette mélasse, absorber une dose d'hébétude. Il aura peine à se défaire de cet abrutissement providentiel, de cette sensation quotidienne d'un corps tellement courbatu que chaque soir la pensée s'endort dans une terrible sérénité.
J’aime retrouver la trivialité de la vie dans les livres, c’est aussi pour ça que j’apprécie tant Raymond Queneau.
Virginia Woolf affirmait : « Je pense parfois que seule l’autobiographie relève de la littérature : les romans sont les pelures que nous ôtons pour arriver enfin au coeur qui est vous ou moi et rien d’autre.» Magnifique, non ? Mais je cite trop de gens.
Tous cherchaient une pensée qui ne se cantonnât point dans des pâturages où broutent déjà des troupeaux de penseurs patentés.
Dans la même œuvre
J’ai une conception artisanale de la littérature.
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