Dans L’Étranger, il y a une phrase qui m'a beaucoup marqué. Comme par hasard, elle fait référence aux souvenirs. Dans la deuxième partie du roman, celle où Meursault est emprisonné et attend son jugement, il dit ceci : « J'ai fini par ne plus m'ennuyer du tout à partir de l'instant où j'ai appris à me souvenir.» En gros, il expliquait qu'on pouvait vivre de souvenirs et que - en grossissant e trait- la prison m'empêche pas de vivre.
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Une citation commune au Talmud et au Coran ne dit-elle pas à peu près ceci : Qui sauve une vie sauve l'humanité entière ?
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À lire aussi de Mohammed Aïssaoui
Un homme libre n'a que sa parole.
Tous les rouages politiques, administratifs, judiciaires tendaient vers ce seul but : entretenir la machine esclavagiste pour nourrir l'économie.
La phrase de l'universitaire Hubert Gerbeau, « L'histoire de l'esclavage est une histoire sans archive », est tellement juste.
Ce qu’on ne se dit pas n’est-il pas aussi important que les mots échangés ?
Dans la même œuvre
Elie Wiesel me dit cette phrase que je ne peux oublier : « Celui qui écoute le témoin devient témoin à son tour.»
Je crois que plus un pays est libre, plus sa volonté de préserver sa mémoire est grande. Et plus ses archives sont importantes. Un pays libre n'a pas peur de son passé.
Un pays libre n'a pas peur de son passé.
Je me dis aussi qu'il n'y a pas beaucoup de différences entre une vie consacrée à une cause et une vie sacrifiée.