De mes souvenirs d’enfance, je ne garde qu’un arbre penché sur une rivière. La fraîcheur de l’eau, le soleil l’après-midi, les noyaux d'abricots, et c’est tout.
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Tous les rouages politiques, administratifs, judiciaires tendaient vers ce seul but : entretenir la machine esclavagiste pour nourrir l'économie.
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À lire aussi de Mohammed Aïssaoui
Toute l'oeuvre de Proust est l'oeuvre du souvenir.
Je me dis aussi qu'il n'y a pas beaucoup de différences entre une vie consacrée à une cause et une vie sacrifiée.
De mes souvenirs d’enfance, je ne garde qu’un arbre penché sur une rivière. La fraîcheur de l’eau, le soleil l’après-midi, les noyaux d'abricots, et c’est tout. Oubliés les prénoms de mes amis. Les noms de famille de mes voisins. Les parfums et les jeux. La faute à un choc : à neuf ans et demi, je quittais un pays pour un autre. Deux ou trois heures de voyage, ça peut vous tuer une mémoire, et faire sauter les plus beaux souvenirs : ceux de l’enfance insouciante.
Un homme libre n'a que sa parole.
Dans la même œuvre
Les hommes ne laissent pas libres. Ils le deviennent.
La phrase de l'universitaire Hubert Gerbeau, « L'histoire de l'esclavage est une histoire sans archive », est tellement juste.
Une fois que les hommes ont obtenu ce qu'ils désirent, ils s'empressent d'oublier celui qui les a aidés.
Un homme libre n'a que sa parole.