De mes souvenirs d’enfance, je ne garde qu’un arbre penché sur une rivière. La fraîcheur de l’eau, le soleil l’après-midi, les noyaux d'abricots, et c’est tout. Oubliés les prénoms de mes amis. Les noms de famille de mes voisins. Les parfums et les jeux. La faute à un choc : à neuf ans et demi, je quittais un pays pour un autre. Deux ou trois heures de voyage, ça peut vous tuer une mémoire, et faire sauter les plus beaux souvenirs : ceux de l’enfance insouciante.
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La phrase de l'universitaire Hubert Gerbeau, « L'histoire de l'esclavage est une histoire sans archive », est tellement juste.
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Si des mots peuvent faire un bien fou – ces mots doux et chauds que l’on reçoit comme des cadeaux, qui emplissent de joie et de reconnaissance –, les mots peuvent aussi blesser. Gravement.
Une somme d’échecs nourrit le succès. J’aimerais y croire.
Un pays libre n'a pas peur de son passé.
A quel moment le funambule ne tient plus sur le fil ténu de la vie et bascule ?
Dans la même œuvre
Les hommes ne laissent pas libres. Ils le deviennent.
Tous les rouages politiques, administratifs, judiciaires tendaient vers ce seul but : entretenir la machine esclavagiste pour nourrir l'économie.
Une fois que les hommes ont obtenu ce qu'ils désirent, ils s'empressent d'oublier celui qui les a aidés.
Un homme libre n'a que sa parole.