Une chose était certaine, plus on s'approchait de ces messieurs du pouvoir, meilleure était la nourriture. L'eau-de-vie aussi, d'ailleurs.

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Allan Karlsson n'attendait rien d'extraordinaire de l'existence. Il voulait un lit pour dormir, de la nourriture à volonté, de quoi s'occuper et un bon coup à boire de temps à autre.
Même s'il semble improbable de redevenir sobre comme un chameau en une seconde après avoir ingurgité un litre de tequila, c'est pourtant ce qui arriva à Harry Truman.
Ceux qui ne savent raconter que la vérité ne méritent pas qu'on les écoute.
L'existence était épuisante quand on décidait de la prolonger.
En cent ans je n'ai eu la langue trop bien pendue que deux fois : quand j'ai expliqué à l'ouest comment on fabriquait une bombe atomique, et quand j'ai fait la même chose à l'Est.
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Dans la même œuvre

La vengeance ne sert à rien, le sermonna Allan. Il en est de la vengeance comme de la politique. L'une mène à l'autre et le mauvais conduit au pire qui aboutit en fin de compte à l'intolérable.
La politique est l'art de faire attention où on met les pieds.
Une lavette et un parasite, se dit Allan, en guerre contre un imbécile, un incapable et une demi-portion, doté du QI d'une vache à lait. Entre les deux, une vipère qui se soûle à la liqueur de banane.
Comme disait Allan, les choses sont ce qu'elles sont et seront ce qu'elles seront.
L'ancien marchand de hot dogs ambulant était tombé amoureux au premier regard. Le deuxième et tous ceux qui suivirent ne firent que confirmer le symptôme.