Être jeune, c'est évidemment être plus généreux, plus enthousiaste, plus sensible aux injustices, plus contestataire aussi d'un ordre établi qui, par définition, l'a été par les générations antérieures.

À lire aussi de Edouard Philippe

Accéder à la lecture, c'est se doter d'une arme formidable : le droit d'imaginer, le droit de penser par soi-même et le droit de savoir.
La lecture a donc été pour les femmes au cours de l’histoire un acte libérateur, et même subversif en des temps où elles étaient juridiquement et socialement minorées.
Appelez cela de l'égoïsme ou de la possessivité si vous voulez mais le fait est là : je ne donne pas mes livres. Et je les prête encore moins, même à mes meilleurs amis, pour respecter le vieil adage selon lequel un livre prêté est un livre perdu.
Et Dante avait raison. Au commencement était l'Enfer. Mais l'Enfer n'est que le commencement. Et la somme des expériences, des connaissances, des livres lui permet sans doute d'atteindre, pendant quelques moments privilégiés, quelque chose qui relève du Paradis.
Parce qu’il faut faire le pari, lecteur, mon frère, qu’avec la lecture viendra l’intelligence, et la distance, et que la liberté de lire et de connaître produiront, in fine, plus de bien que l’ignorance. C’est un pari, sur la liberté et sur l’homme.
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Dans la même œuvre

La lecture, recours contre le quotidien et la pression du court terme. Lieu privilégié, jardin secret.
Appelez cela de l'égoïsme ou de la possessivité si vous voulez mais le fait est là : je ne donne pas mes livres. Et je les prête encore moins, même à mes meilleurs amis, pour respecter le vieil adage selon lequel un livre prêté est un livre perdu.
Le savoir est une arme, la bibliothèque est un arsenal.
Offrir un livre, c'est transmettre une partie de soi.
Offrir un livre n'est jamais neutre, et peut, entre deux individus être l'instrument d'une transmission immatérielle, parfois indicible mais puissante.