Toutes les mères sont impossibles — qu'elles aiment trop ou qu'elles n'aiment pas assez. Il n'y a pas en la matière de juste mesure. Tu as tout donné à tes enfants. Tu leur as même donné des armes pour résister à ta folie d'amour, pour trouver cet espace, en eux, qui leur était nécessaire, où personne n'a le droit d'entrer — et surtout pas une mère.

À lire aussi de Christian Bobin

... la mort, cette extase du sommeil.
Vous étiez comme un moineau sautillant dans mon coeur. J'apprenais le langage des grands arbres. Le moindre écart et vous vous envoliez jusqu'à ce ciel en vous, inaccessible.
Avec la fin de l'amour, apparaissent les rois mages: la mélancolie, le silence et la joie.
On lit en quelqu'un comme dans un livre, et ce livre s'éclaire d'être lu et vient nous éclairer en retour, comme ce que fait pour un lecteur une très belle page d'un livre rare. Quand un livre n'est pas lu, c'est comme s'il n'avait jamais existé.
On lit avec les mains autant qu'avec les yeux. Le toucher d'une main calme sur la page d'un livre, c'est la plus belle image que je connaisse, l'image la plus apaisante qui soit : une main tendre sur une épaule d'encre.
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Je t'aime - cette parole est la plus mystérieuse qui soit, la seule digne d'être commentée pendant des siècles.
Toutes les mères sont impossibles - qu'elles aiment trop ou qu'elles n'aiment pas assez. Il n'y a pas en la matière de juste mesure.
... le génie est composé d'amour, d'enfance et encore d'amour ...
... je cherche matière de louange partout, même dans le pire.
Les enfants, ce n'est pas sorcier, ça pousse à travers nos erreurs.