Vous étiez comme un moineau sautillant dans mon coeur. J'apprenais le langage des grands arbres. Le moindre écart et vous vous envoliez jusqu'à ce ciel en vous, inaccessible.

À lire aussi de Christian Bobin

L'écriture c'est le coeur qui éclate en silence.
Les hommes tiennent le monde. Les mères tiennent l'éternel qui tient le monde et les hommes.
Ce n'est pas sa beauté, sa force et son esprit que j'aime chez une personne, mais l'intelligence du lien qu'elle a su nouer avec la vie.
L'écriture est une mendiante qui donne une pièce en or à chaque passant.
L'âme métallique du Creusot déchire tous les beaux habits qu'on veut lui faire porter. Plongé dans l'atmosphère de cette ville, le cristal devient aussi pesant que l'acier.
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Dans la même œuvre

Une vie sans lecture est une vie que l'on ne quitte jamais, une vie entassée, étouffée de tout ce qu'elle retient.
Le bonheur va avec le malheur, la joie va avec la peine. Ce qui vous arrive ne va avec rien, ou bien avec tout.
Au lever de la vie, à l'aurore des yeux, on avale la vie par la bouche, par les mains, mais on ne tache pas encore ses yeux, avec de l'encre.
La muraille entre les riches et les pauvres est visible. Elle peut se déplacer ou s'effondrer par endroits. La muraille entre les lecteurs et les autres est bien plus enfoncée dans la terre, sous les visages.
A quoi reconnaît-on les gens fatigués? A ce qu'ils font des choses sans arrêt.