Tout sert au luxe, aux plaisirs de ce monde. - O le bon temps que ce siècle de fer ! - Le superflu, chose très nécessaire, - A réuni l'un et l'autre hémisphère.

À lire aussi de Voltaire

Quand la vérité est évidente, il est impossible qu'il s'élève des partis et des factions. Jamais on n'a disputé s'il fait jour à midi.
Les fétiches hollandais qui m'ont converti me disent tous les dimanches que nous sommes tous enfants d'Adam, blancs et noirs. Je ne suis pas généalogiste ; mais si ces prêcheurs disent vrai, nous sommes tous cousins issus de germains.
L'intérêt que j'ai à croire une chose n'est pas une preuve de l'existence de cette chose.
L'univers m'embarrasse, et je ne puis songer - Que cette horloge existe et n'ait pas d'horloger.
En fait de goût, chacun doit être le maître chez soi.
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Dans la même œuvre

Il est bien doux pour mon coeur très immonde - De voir ici l'abondance à la ronde, - Mère des arts et des heureux travaux, - Nous apporter, de sa source féconde, - Et des besoins et des plaisirs nouveaux.
J'aime le luxe, et même la mollesse, - Tous les plaisirs, les arts de toute espèce, - La propreté, le goût, les ornements : - Tout honnête homme a de tels sentiments. - Il est bien doux pour mon coeur très immonde - De voir ici l'abondance à la ronde.
Par cent canaux circuler l'abondance. - Le goût du luxe entre dans tous les rangs: - Le pauvre y vit des vanités des grands. - Et le travail, gagé par la mollesse, - S'ouvre à pas lents la route à la richesse.
Le superflu, chose très nécessaire.
C'est bien en vain que, par l'orgueil séduits, - Huet, Calmet, dans leur savante audace, - Du paradis ont recherché la place : - Le paradis terrestre est où je suis.