Tous les penchants violents, haineux, criminels de l'être humain moderne ont trouvé une nouvelle réalité pour advenir : les réseaux sociaux. Comme on ne peut tuer « pour de vrai », on tue « pour de faux », mais tout en espérant et en sachant que ce faux a des conséquences dans la vie réelle

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Plutôt que de tomber dans la merde, je me suis élevé, en étant curieux intellectuellement. Je me suis hissé hors de la bouse, et je suis devenu le meilleur défenseur du judaïsme. J'ai eu la chance de rencontrer Bernard-Henri Lévy, qui m'a évité de devenir l'homme que j'aurais pu être, une pourriture. Je ne suis pas fier, mais heureux de mon parcours. L'âge de 20 ans, c'est fait pour se tromper. Aujourd'hui, alors que ces dessins, ces textes sont ressortis, je me sens libre. Libéré de cette épée de Damoclès avec laquelle je vivais depuis trente ans. Je vais pouvoir continuer mon travail l'esprit dégagé.
Si les femmes de 50 ans assumaient vraiment leur âge, il n'y aurait pas autant de chirurgie esthétique. Vieillir est désagréable, un point c'est tout.
L'amour, dit-on, est la seule chose qui vaille de naître. C'est la seule chose, symétriquement, qui nous abîme au point que nous voulons mourir.
Seul à seul avec soi, dans la certitude de soi, dans la solitude de soi : voici un autre enfer. Horreur d'être clos dedans soi, de ne pouvoir être que seulement soi. Infiniment et finement soi, et jamais rien d'autre. Finir là où tout a commencé : en soi, pour soi, à soi, vers soi, au fin fond de soi. Être ramené à soi, à soi seul, comme dans une souricière. Et non seulement n'être que soi, mais n'être que le sempiternel même soi, un soi sans issue, habiter sa tautologie, se confondre avec ce que nous avons fini par être : rien que soi. Soi et rien d'autre. C'est à devenir fou.
Il y a toujours eu du dopage. On ne peut pas concevoir le Tour de France sans dopage. Ce serait considérer qu'on peut écrire A la recherche du temps perdu...
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Dans la même œuvre

L'humanité, paraît-il, a perdu 10 points de Q.I. en cent ans. Permettez-moi de vous dire que cela se voit.
« Se suicider à l'aveu » est non seulement une expression que je revendique, que j'assume, mais c'est une expression que j'adore. Elle signifie qu'aujourd'hui, celui qui dit la vérité sur lui est devenu l'ennemi. Si je commets un acte, tout va bien. Si je dis comment je commets cet acte, je commence à agacer. Mais si je dis pourquoi je commets cet acte, je deviens l'objet de toutes les haines et l'homme à abattre
Il est parfois difficile d'être entendu, d'être compris. La nuance, du moins sur internet, est morte, la culture est approximative, l'intelligence est défaillante. Je dis : « du moins sur internet » mais cette phrase ne signifie pas grand-chose : internet et le monde réel ne font déjà plus qu'un. Ils étaient distincts il y a dix ans : ce n'est plus cas.
Et non, ces propos sur les femmes de 50 ans, qui a donné naissance à un véritable « Fiftygate » n'est pas de la provocation. Je suis un individu qui exprime, non pas la vérité, qui n'existe pas, mais sa vérité. Je ne suis pas attiré par les femmes de 50 ans, bien.
Un corps de 50 ans, n'en déplaise à l'humanité, est moins agréable qu'un corps de 25. C'est ainsi. 50 ans est un âge atroce, vous quittez la catégorie des jeunes pour pénétrer dans celle des vieux. Certes, c'est la jeunesse de la vieillesse comme disait Hugo, mais c'est une entrée dans la fin. Qu'on le veuille ou non. Je suis le bouc-émissaire de ce déni.