« Se suicider à l'aveu » est non seulement une expression que je revendique, que j'assume, mais c'est une expression que j'adore. Elle signifie qu'aujourd'hui, celui qui dit la vérité sur lui est devenu l'ennemi. Si je commets un acte, tout va bien. Si je dis comment je commets cet acte, je commence à agacer. Mais si je dis pourquoi je commets cet acte, je deviens l'objet de toutes les haines et l'homme à abattre

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Les inconnues ne partent pas: elles disparaissent.
En France, il y a beaucoup de tabous et l'âge est un énorme tabou. Parce que l'âge renvoie à la mort. La mort est une injure à la condition humaine, il faudrait rendre le décès presque interdit.
L'amour est plus méchant que la guerre, puisque la guerre consiste à faire du mal à ceux que l'on n'aime pas.
Pour Noël, je commanderai une bêche avec laquelle, dans un compartiment herbu du jardinet, un trou où s'enfoncerait le couple qui m'avait fait naître. Ce serait une béance de belle dimension, profonde comme la nuit, où je les jetterais de toutes mes forces après les avoir empoisonnés.
L'extrême fatigue est la meilleure longueur d'onde pour faire jaillir les vérités tues, les aveux empêchés. On ne devrait parler que dans cet état limite, où la force laisse à la faiblesse, le soin d'être plus forte qu'elle.
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Dans la même œuvre

L'humanité, paraît-il, a perdu 10 points de Q.I. en cent ans. Permettez-moi de vous dire que cela se voit.
Il est parfois difficile d'être entendu, d'être compris. La nuance, du moins sur internet, est morte, la culture est approximative, l'intelligence est défaillante. Je dis : « du moins sur internet » mais cette phrase ne signifie pas grand-chose : internet et le monde réel ne font déjà plus qu'un. Ils étaient distincts il y a dix ans : ce n'est plus cas.
Tous les penchants violents, haineux, criminels de l'être humain moderne ont trouvé une nouvelle réalité pour advenir : les réseaux sociaux. Comme on ne peut tuer « pour de vrai », on tue « pour de faux », mais tout en espérant et en sachant que ce faux a des conséquences dans la vie réelle
Et non, ces propos sur les femmes de 50 ans, qui a donné naissance à un véritable « Fiftygate » n'est pas de la provocation. Je suis un individu qui exprime, non pas la vérité, qui n'existe pas, mais sa vérité. Je ne suis pas attiré par les femmes de 50 ans, bien.
Un corps de 50 ans, n'en déplaise à l'humanité, est moins agréable qu'un corps de 25. C'est ainsi. 50 ans est un âge atroce, vous quittez la catégorie des jeunes pour pénétrer dans celle des vieux. Certes, c'est la jeunesse de la vieillesse comme disait Hugo, mais c'est une entrée dans la fin. Qu'on le veuille ou non. Je suis le bouc-émissaire de ce déni.