Je ne veux pas d'un monde où tout change, où tout passe: - Où, jusqu'au souvenir, tout s'use et tout s'efface; - Où tout est fugitif, périssable, incertain; - Où le jour du bonheur n'a pas de lendemain!
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Ta pure et touchante beauté - Dans les cieux même t'a suivie ; - Tes yeux, où s'éteignait la vie, - Rayonnent d'immortalité ! - - Du zéphyr l'amoureuse haleine - Soulève encor tes longs cheveux ; - Sur ton sein leurs flots onduleux - Retombent en tresses d'ébène.
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À lire aussi de Alphonse de Lamartine
Sur la plage sonore où la mer de Sorrente - Déroule ses flots bleus au pied de l'oranger, - Il est, près du sentier, sous la haie odorante, - Une pierre, petite, étroite, indifférente - Aux pas distraits de l'étranger!
Plus nous ouvrons les yeux, plus la nuit est profonde; - Dieu n'est qu'un mot rêvé pour expliquer le monde, - Un plus obscur abîme où l'esprit s'est lancé.
Toutes les grandes lectures sont une date dans l'existence.
O vertu, ton aspect est plus fort que la tombe.
Dans la même œuvre
Comme deux rayons de l'aurore, - Comme deux soupirs confondus, - Nos deux âmes ne forment plus - Qu'une âme, et je soupire encore !
Mais ta jeune et brillante image, - Que le regret vient embellir, - Dans mon sein ne saurait vieillir: - Comme l'âme, elle n'a point d'âge.
Du soleil la céleste flamme - Avec les jours revient et fuit ; - Mais mon amour n'a pas de nuit, - Et tu luis toujours sur mon âme. - - C'est toi que j'entends, que je vois, - Dans le désert, dans le nuage ; - L'onde réfléchit ton image ; - Le zéphyr m'apporte ta voix.
Quand je dors, tu veilles dans l'ombre ; - Tes ailes reposent sur moi ; - Tous mes songes viennent de toi, - Doux comme le regard d'une ombre.
En vain le jour succède au jour, - Ils glissent sans laisser de trace ; - Dans mon âme rien ne t'efface, - O dernier songe de l'amour ! - - Je vois mes rapides années - S'accumuler derrière moi, - Comme le chêne autour de soi - Voit tomber ses feuilles fanées.