Quand je dors, tu veilles dans l'ombre ; - Tes ailes reposent sur moi ; - Tous mes songes viennent de toi, - Doux comme le regard d'une ombre.

À lire aussi de Alphonse de Lamartine

Le passé, l'avenir, ces deux moitiés de vie dont l'une dit jamais et l'autre dit toujours.
Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes ; - \r\nIl serpente, et s'enfonce en un lointain obscur ; - \r\nLà le lac immobile étend ses eaux dormantes - \r\nOù l'étoile du soir se lève dans l'azur.
Honte à qui peut chanter pendant que Rome brûle, - S'il n'a l'âme et le coeur et la voix de Néron.
Tirant tout de soi seul, rapportant tout à soi, - Sa volonté suprême est sa suprême loi.
La France est une nation qui s'ennuie.
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Dans la même œuvre

Comme deux rayons de l'aurore, - Comme deux soupirs confondus, - Nos deux âmes ne forment plus - Qu'une âme, et je soupire encore !
Mais ta jeune et brillante image, - Que le regret vient embellir, - Dans mon sein ne saurait vieillir: - Comme l'âme, elle n'a point d'âge.
Ta pure et touchante beauté - Dans les cieux même t'a suivie ; - Tes yeux, où s'éteignait la vie, - Rayonnent d'immortalité ! - - Du zéphyr l'amoureuse haleine - Soulève encor tes longs cheveux ; - Sur ton sein leurs flots onduleux - Retombent en tresses d'ébène.
Du soleil la céleste flamme - Avec les jours revient et fuit ; - Mais mon amour n'a pas de nuit, - Et tu luis toujours sur mon âme. - - C'est toi que j'entends, que je vois, - Dans le désert, dans le nuage ; - L'onde réfléchit ton image ; - Le zéphyr m'apporte ta voix.
En vain le jour succède au jour, - Ils glissent sans laisser de trace ; - Dans mon âme rien ne t'efface, - O dernier songe de l'amour ! - - Je vois mes rapides années - S'accumuler derrière moi, - Comme le chêne autour de soi - Voit tomber ses feuilles fanées.