La vie adulte, ce sont les rêves de gosse qu’on met en pratique.
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T'es pire qu'un homme, t'es un ange, t'as pas de couilles !
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À lire aussi de Pascal Garnier
J'ai toujours aimé les frontières, entre les pays comme dans l'écriture. Je suis un frontalier. Les frontières sont des endroits surréalistes qui n'ont pas de raison d'exister. Sur une carte elles sont matérialisées mais sur terre c’est complètement aléatoire. Cette lisière est intéressante parce que c'est l'endroit où les gens n'ont plus de bagages. Il n'y a pas de précision, pas de chose définie.
La vie adulte, ce sont les rêves de gosse qu’on met en pratique. J’ai le sentiment d’avoir attrapé quelque chose quand j’étais enfant, comme la queue du Mickey dans les manèges, et je me suis dit « ça, je ne le quitterai jamais ». Quand tu l’as attrapée, tu ne la lâches plus, tu la tiens jusqu’à ta mort, c’est ta seule richesse.
Un jour, il faudrait bien inventer le ciseau à couper les ficelles, toutes les ficelles, celles qui nous lient étroitement les uns aux autres et abolir du même coup la loi de la pesanteur.
Leur passé tenait dans une poubelle de table, leur présent dans l'écran d'une télé, et leur avenir dans le score des Bleus contre l'Italie.
Dans la même œuvre
La réceptionniste s'appelle Madeleine à en croire la médaille qui pend à son cou. Sans être belle, elle n'est pas laide. Disons qu'elle hésite entre les deux.
Il y a des gens qui ont besoin de faire, moi, j'ai juste besoin d'être.
Leur passé tenait dans une poubelle de table, leur présent dans l'écran d'une télé, et leur avenir dans le score des Bleus contre l'Italie.