Leur passé tenait dans une poubelle de table, leur présent dans l'écran d'une télé, et leur avenir dans le score des Bleus contre l'Italie.

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C’est l’incarcération qui pousse à aller au-delà des murs. Que faire d’un personnage beau, riche, en bonne santé, jeune et amoureux ? Si tout se passe bien pour lui, je n’écris pas cinq pages !
Un bon auteur, c'est un auteur qui ne se voit pas. Ce sont les personnages qui comptent. Que les gens se souviennent des personnages, d'une histoire, et pas du nom de l'auteur, c’est très bien. J'écris comme je regarde un feuilleton à la télé, en me demandant ce qui se passera demain.
Le petit garçon qu’on a été est mort, il est devenu adolescent, et puis l’adolescent est mort... Les jouets, les petits soldats de l’enfance, d’un jour à l’autre, deviennent des choses, des objets et on découvre d'autres plaisirs mais sans être encore dedans, ce sont des périodes de grande magie. On abandonne des trucs pour passer à d'autres, et c'est pareil quand on arrive vers la cinquantaine. Mais il y a quelque chose dont il faut garder le fil parce que c’est notre seul patrimoine. Il ne faut pas perdre notre rêve.
Un jour, il faudrait bien inventer le ciseau à couper les ficelles, toutes les ficelles, celles qui nous lient étroitement les uns aux autres et abolir du même coup la loi de la pesanteur.
J’écris tous mes livres avec la même sincérité. Que les lecteurs aient 8 ou 78 ans, on leur doit le même respect.
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La réceptionniste s'appelle Madeleine à en croire la médaille qui pend à son cou. Sans être belle, elle n'est pas laide. Disons qu'elle hésite entre les deux.
Il y a des gens qui ont besoin de faire, moi, j'ai juste besoin d'être.
T'es pire qu'un homme, t'es un ange, t'as pas de couilles !