Si vous vous trouvez condamné à vouloir l’amour, il faut jouer tant qu’on le peut.

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Pour moi, la littérature est une sorte de trésor sans limites, une brocante où chacun peut fouiller et trouver ce qu'il veut. Il y a tant de formes différentes, tant de genres littéraires, des romans, des récits, des correspondances, des journaux, des sensibilités et des écritures différentes... Il y en a trop, certes, mais il y en a pour tout le monde. C'est une connexion mystérieuse, magique, la sensibilité d'un auteur qui rencontre celle d'un lecteur.
Le fait est qu’on dispose d’environ dix secondes pour marquer les gens qu’on rencontre pour la première fois. Les gens vous jugent bien ou mal presque instantanément, sans même le savoir. Et les grands ou quasi-grands décident plus vite encore, parce qu’une partie de leur supériorité se fonde sur une facilité à classer immédiatement en deux catégories les gens qui les dérangent : ceux qui sont susceptibles de faire quelque chose pour eux, et les autres.
Avant de me lancer dans un roman, je ne fais pas de plan. Je connais l'histoire, bien entendu, et les thèmes que je veux aborder. Mais surtout, je constitue des dossiers sur les personnages principaux, leurs biographies. Chacun d'eux a un profil très complet, très détaillé dans mon esprit. Tout ce matériau préparatoire n'intègre pas le roman, mais j'ai besoin d'en savoir bien davantage sur eux que ce qui figurera finalement dans le livre.
Le fait est qu’on dispose d’environ dix secondes pour marquer les gens qu’on rencontre pour la première fois. Les gens vous jugent bien ou mal presque instantanément, sans même le savoir.
On représente souvent la littérature comme une pyramide au sommet de laquelle il y a les grands auteurs, ceux qu'on doit absolument lire, puis tous les autres, qu'on peut oublier. Je ne vois pas vraiment les choses ainsi.
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Le fait est qu’on dispose d’environ dix secondes pour marquer les gens qu’on rencontre pour la première fois. Les gens vous jugent bien ou mal presque instantanément, sans même le savoir. Et les grands ou quasi-grands décident plus vite encore, parce qu’une partie de leur supériorité se fonde sur une facilité à classer immédiatement en deux catégories les gens qui les dérangent : ceux qui sont susceptibles de faire quelque chose pour eux, et les autres.
Le fait est qu’on dispose d’environ dix secondes pour marquer les gens qu’on rencontre pour la première fois. Les gens vous jugent bien ou mal presque instantanément, sans même le savoir.
L’amour est important, et les raisons pour lesquelles on le rencontre ou non ne le sont pas moins. Le nombre de femmes de ma génération auxquelles quelqu’un, avec le recul, fera référence comme leur « grand amour », quelles que soient les circonstances, sera infime.
L’amour est ardu. Ce que je veux dire, c’est que si vous vous trouvez condamné à vouloir l’amour, il faut jouer tant qu’on le peut. Bien évidemment, il serait beaucoup plus simple de jouer dans le camp masculin. Ils ne cherchent jamais l’amour pour l’amour, jamais. Ils cherchent des femmes.
Dans le camp masculin. Ils ne cherchent jamais l’amour pour l’amour, jamais. Ils cherchent des femmes.