Le fait est qu’on dispose d’environ dix secondes pour marquer les gens qu’on rencontre pour la première fois. Les gens vous jugent bien ou mal presque instantanément, sans même le savoir.

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J'aime aussi écrire les conversations, de longs dialogues dans lesquels se mêlent les mots prononcés et tout ce qui n'est pas dit mais se déchiffre entre les lignes. Mais, là encore, il faut savoir rester mesuré, même si ce n'est pas ma pente naturelle. Lire de la poésie m'aide à cela : ne pas trop écrire, rester sobre, chercher la concentration, la compression, comme font les poètes.
Pour parvenir à écrire court, le romancier doit lutter contre le réalisme. Car il n'y a techniquement aucune limite à ce que vous pouvez décrire : trente pages ne suffisent pas à dire une toute petite pièce vide.
C'est un de mes thèmes récurrents : l'utopie politique, l'idéalisme et ce qu'il devient lorsqu'il est confronté au réel. Même si le monde est désormais très hostile à cette idée d'utopie, même si sa défaite est une des caractéristiques essentielles de notre temps, et la source des problèmes géopolitiques contemporains majeurs, au fond, j'y crois encore. C'est une conviction ancienne.
Si vous vous trouvez condamné à vouloir l’amour, il faut jouer tant qu’on le peut.
Je me croyais destiné à la poésie, mais ce n'était pas le cas.
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Le fait est qu’on dispose d’environ dix secondes pour marquer les gens qu’on rencontre pour la première fois. Les gens vous jugent bien ou mal presque instantanément, sans même le savoir. Et les grands ou quasi-grands décident plus vite encore, parce qu’une partie de leur supériorité se fonde sur une facilité à classer immédiatement en deux catégories les gens qui les dérangent : ceux qui sont susceptibles de faire quelque chose pour eux, et les autres.
L’amour est important, et les raisons pour lesquelles on le rencontre ou non ne le sont pas moins. Le nombre de femmes de ma génération auxquelles quelqu’un, avec le recul, fera référence comme leur « grand amour », quelles que soient les circonstances, sera infime.
L’amour est ardu. Ce que je veux dire, c’est que si vous vous trouvez condamné à vouloir l’amour, il faut jouer tant qu’on le peut. Bien évidemment, il serait beaucoup plus simple de jouer dans le camp masculin. Ils ne cherchent jamais l’amour pour l’amour, jamais. Ils cherchent des femmes.
Si vous vous trouvez condamné à vouloir l’amour, il faut jouer tant qu’on le peut.
Dans le camp masculin. Ils ne cherchent jamais l’amour pour l’amour, jamais. Ils cherchent des femmes.