Pour moi, la littérature est une sorte de trésor sans limites, une brocante où chacun peut fouiller et trouver ce qu'il veut. Il y a tant de formes différentes, tant de genres littéraires, des romans, des récits, des correspondances, des journaux, des sensibilités et des écritures différentes... Il y en a trop, certes, mais il y en a pour tout le monde. C'est une connexion mystérieuse, magique, la sensibilité d'un auteur qui rencontre celle d'un lecteur.
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L’amour est important, et les raisons pour lesquelles on le rencontre ou non ne le sont pas moins. Le nombre de femmes de ma génération auxquelles quelqu’un, avec le recul, fera référence comme leur « grand amour », quelles que soient les circonstances, sera infime.
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Si vous vous trouvez condamné à vouloir l’amour, il faut jouer tant qu’on le peut.
J'ai commencé à écrire jeune, en réalité. Mais j'ai commis des erreurs. En me croyant d'abord destiné à la poésie, mais ce n'était pas le cas. Ensuite, en me tournant vers le roman expérimental, dans lequel je voyais, grâce à la révolution des formes de représentation du monde, la promesse d'un possible changement dans la façon dont l'homme pense et voit le monde. L'expérimentation en art est indispensable, et je ne regrette pas d'être passé par cette phase, mais dans mon cas, c'était une illusion, une nouvelle erreur de parcours. J'y ai perdu du temps, sans doute, mais c'est ainsi.
Le fait est qu’on dispose d’environ dix secondes pour marquer les gens qu’on rencontre pour la première fois. Les gens vous jugent bien ou mal presque instantanément, sans même le savoir. Et les grands ou quasi-grands décident plus vite encore, parce qu’une partie de leur supériorité se fonde sur une facilité à classer immédiatement en deux catégories les gens qui les dérangent : ceux qui sont susceptibles de faire quelque chose pour eux, et les autres.
C'est un de mes thèmes récurrents : l'utopie politique, l'idéalisme et ce qu'il devient lorsqu'il est confronté au réel. Même si le monde est désormais très hostile à cette idée d'utopie, même si sa défaite est une des caractéristiques essentielles de notre temps, et la source des problèmes géopolitiques contemporains majeurs, au fond, j'y crois encore. C'est une conviction ancienne.
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Le fait est qu’on dispose d’environ dix secondes pour marquer les gens qu’on rencontre pour la première fois. Les gens vous jugent bien ou mal presque instantanément, sans même le savoir.
L’amour est ardu. Ce que je veux dire, c’est que si vous vous trouvez condamné à vouloir l’amour, il faut jouer tant qu’on le peut. Bien évidemment, il serait beaucoup plus simple de jouer dans le camp masculin. Ils ne cherchent jamais l’amour pour l’amour, jamais. Ils cherchent des femmes.
Si vous vous trouvez condamné à vouloir l’amour, il faut jouer tant qu’on le peut.
Dans le camp masculin. Ils ne cherchent jamais l’amour pour l’amour, jamais. Ils cherchent des femmes.