Si l'on admet que c'est le diable qui gouverne le monde, tout s'explique. Par contre, si c'est Dieu qui règne, on ne comprend rien.

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Dans mes accès d'optimisme, je me dis que ma vie a été un enfer, mon enfer, un enfer à mon goût.
Il est aisé d'être «profond»: on n'a qu'à se laisser submerger par ses propres tares.
Dieu seul a le privilège de nous abandonner. Les hommes ne peuvent que nous lâcher.
Dans l'échelle des créatures, il n'y a que l'homme pour inspirer un dégoût soutenu. La répugnance que fait naître une bête est passagère; elle ne mûrit nullement dans la pensée, tandis que nos semblables hantent nos réflexions.
De toutes les calomnies, la pire est celle qui vise notre paresse, qui en conteste l'authenticité.
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Dans la même œuvre

Et peut-être c'est ça la vie, sans vouloir employer de grands mots, c'est que l'on fait des choses auxquelles on adhère sans y croire, oui, c'est à peu près ça.
Les enthousiastes commencent à devenir intéressants quand ils sont confrontés à l'échec et que la désillusion les rend humains.
Celui à qui tout réussit est nécessairement superficiel. L'échec est la version moderne du néant.
Sans le suicide la vie serait à mon avis insupportable. On n'a pas besoin de se tuer. On a besoin de savoir qu'on peut se tuer. Cette idée est exaltante. Elle vous permet de supporter tout.
Pour moi, tout type qui ne se suicide pas, il est prostitué, dans un certain sens. Il y a des degrés de prostitution. Mais il est évident que tout acte participe du trottoir.