Je n'ai rien séparé mais j'ai doublé mon coeur. - D'aimer, j'ai tout créé : réel, imaginaire, - J'ai donné sa raison, sa forme, sa chaleur - Et son rôle immortel à celle qui m'éclaire.
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Si je m'endors, c'est pour ne plus rêver.
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À lire aussi de Paul Éluard
Un jour tout homme montrera ce que le poète a vu. Fin de l'imaginaire.
Les savants qui s'approchent jettent leurs vêtements dans les fossés.
Le soleil ne luit pour personne.
Les amants coupent les amantes.
Dans la même œuvre
Toute ma vie t'écoute et je ne peux détruire - Les terribles loisirs que ton amour me crée.
Sur la pente fatale, le voyageur profile - De la faveur du jour, verglas et sans cailloux, - Et les yeux bleus d'amour, découvre sa saison - Qui porte à tous les doigts de grands astres en bague.
Le désespoir n'a pas d'ailes, - L'amour non plus.
Rampe des mois d'hiver, jour pâle d'insomnie, mais aussi, dans les chambres les plus secrètes de l'ombre, la guirlande d'un corps autour de sa splendeur.
Le soir. La mer n'a plus de lumières et, comme aux temps anciens, tu voudrais dormir dans la mer.