Il est de ces moments, dans une vie, où tout indique l'absurdité d'une situation. Et pourtant une force irrationnelle vous cloue en spectateur hagard du spectacle insensé de vos propres choix.
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Sais-tu que le colibri ne peut pas marcher, parce que c’est le seul oiseau qui parvient à voler en arrière ?
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À lire aussi de Claire Berest
Cette femme déplace des montagnes pour les autres, mais il lui manque la force de pousser une porte pour elle-même.
Même retraité, on reste militaire toute sa vie.
Il est des hommes qui tombent à genoux devant la jeunesse, d'autres devant la beauté, certains devant la gentillesse et la bonté.
Ce que l'on saisit d'une personne inconnue, à l'instable seconde de la rencontre, est vulnérable et définitif. Cette image capitale s'évanouit à la première parole, au premier rire.
Dans la même œuvre
Elle ne peint pas pour être aimée. Elle est transparente, c’est-à-dire qu’elle ouvre grand la fenêtre vers l’intérieur.
Je bois pour noyer ma peine, mais cette garce apprend très vite à nager.
Il faut dire je t’aime quand on a le temps. Après on oublie, après on part, après on meurt.
À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.
Chaque couple a ses pierres d’achoppement ; on presse un bouton, on allume l’orage. Pour vider la rancoeur, croit-on, on remet sur le métier le tissu des discordes qui n’ont pas d’issue ; on dit les mots agaçants, on souligne les évidences, on gratte les plaies, on cherche le point de rupture. Un jeu malsain d’enfants. On joue à être bête, on joue à être naïf, on soulève les sujets cent fois évoqués, qu’on attaque par un angle nouveau, on s’affronte.