J'étais comme un homme. Je ne voulais pas restreindre ma vie. J'ai toujours vécu ma vie comme une aventurière, en m'autorisant des choses que les autres ne s'autorisent pas. J'aurais voulu beaucoup plus voyager. J'ai parfois été frustrée de ne pas vivre les aventures que je voulais vivre- alors j'ai vécu des aventures à l'intérieur des relations que j'avais avec les gens.
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Elle ne peint pas pour être aimée. Elle est transparente, c’est-à-dire qu’elle ouvre grand la fenêtre vers l’intérieur.
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À lire aussi de Claire Berest
La nuit est plus lourde que le jour, dit Francis Picabia.
Il faut dire je t’aime quand on a le temps. Après on oublie, après on part, après on meurt.
Attendre un enfant oblige à interroger l'enfant qu'on a soi-même été. Pour l'éloigner une bonne fois pour toutes. Faire place nette à celui qui arrive.
Une femme qui a un enfant, c'est neuf mois de maladie et le reste de sa vie une convalescence ! répond Francis Picabia que l'on félicite pour sa future paternité.
Dans la même œuvre
Je bois pour noyer ma peine, mais cette garce apprend très vite à nager.
Il faut dire je t’aime quand on a le temps. Après on oublie, après on part, après on meurt.
À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.
Chaque couple a ses pierres d’achoppement ; on presse un bouton, on allume l’orage. Pour vider la rancoeur, croit-on, on remet sur le métier le tissu des discordes qui n’ont pas d’issue ; on dit les mots agaçants, on souligne les évidences, on gratte les plaies, on cherche le point de rupture. Un jeu malsain d’enfants. On joue à être bête, on joue à être naïf, on soulève les sujets cent fois évoqués, qu’on attaque par un angle nouveau, on s’affronte.
Chaque couple a ses pierres d’achoppement ; on presse un bouton, on allume l’orage. Pour vider la rancoeur, croit-on, on remet sur le métier le tissu des discordes qui n’ont pas d’issue ; on dit les mots agaçants, on souligne les évidences, on gratte les plaies, on cherche le point de rupture.