À force de vouloir m’abriter en toi, j’ai perdu de vue que c’était toi, l’orage. Que c’est de toi que j’aurais dû vouloir m’abriter. Mais qui a envie de vivre abrité des orages? Et tout ça n’est pas triste, mi amor, parce que rien n’est noir, absolument rien.

À lire aussi de Claire Berest

Le véritable ami qu'on rencontre ressemble à une déflagration.
Aime moi un tout petit peu. Je t'adore.
Ce que l'on saisit d'une personne inconnue, à l'instable seconde de la rencontre, est vulnérable et définitif. Cette image capitale s'évanouit à la première parole, au premier rire.
La relation des Picabia à leurs enfants est un mystère. Il n’y a pas de maltraitances physiques ni intentionnelles, mais plutôt une indifférence tranquille. Les enfants sont là. Constat. Ils sont, bon an mal an, pris en charge par une armée de gouvernantes successives à chignon tiré. Ce sont de gentils fardeaux, des bagages trop lourds, incommodes pour qui aime voyager léger – et qu’on fait porter par des employés, en échange d’un billet.
La photographie, devenue le cinéma, a enlevé à la peinture son rôle le plus important. Autrefois la peinture avait pour mission de garder l'image de la vie des hommes dans le temps. Aujourd'hui, tout est différent.
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Dans la même œuvre

Elle ne peint pas pour être aimée. Elle est transparente, c’est-à-dire qu’elle ouvre grand la fenêtre vers l’intérieur.
Je bois pour noyer ma peine, mais cette garce apprend très vite à nager.
Il faut dire je t’aime quand on a le temps. Après on oublie, après on part, après on meurt.
Chaque couple a ses pierres d’achoppement ; on presse un bouton, on allume l’orage. Pour vider la rancoeur, croit-on, on remet sur le métier le tissu des discordes qui n’ont pas d’issue ; on dit les mots agaçants, on souligne les évidences, on gratte les plaies, on cherche le point de rupture. Un jeu malsain d’enfants. On joue à être bête, on joue à être naïf, on soulève les sujets cent fois évoqués, qu’on attaque par un angle nouveau, on s’affronte.
Chaque couple a ses pierres d’achoppement ; on presse un bouton, on allume l’orage. Pour vider la rancoeur, croit-on, on remet sur le métier le tissu des discordes qui n’ont pas d’issue ; on dit les mots agaçants, on souligne les évidences, on gratte les plaies, on cherche le point de rupture.