Sachez que l’amour n’est jamais ridicule. Ce qui l’est, c’est de ne pas oser lui donner l’éclat qu’il mérite.

À lire aussi de Virginie Grimaldi

Mon fils, mon tout-petit. Tu grandis tellement vite. Je ne peux pas étirer le temps mais je peux lui donner plus d'épaisseur.
Croyez-moi, l'amour peut frapper à tout âge, partout. Même quand on ne l'attend pas. Il serait dommage de lui tourner le dos. Nous allons tous au même endroit ; autant rendre le chemin plus heureux.
Les parents sont des funambules. On marche sur un fil tendu entre le trop et le pas assez, un colis fragile entre les mains. Il faut être attentif, mais ne pas laisser croire à notre enfant qu'il est le centre du monde ; il faut lui faire plaisir sans qu'il devienne blasé ; il faut équilibrer son alimentation sans le priver ; il faut lui donner confiance, mais qu'il reste humble ; il faut lui apprendre à être gentil, mais à ne pas se laisser faire ; il faut lui expliquer les choses, mais pas se justifier ; il faut qu'il se dépense et qu'il se repose ; il faut qu'il apprenne à aimer les animaux, mais à s'en méfier ; il faut jouer avec lui et le laisser s'ennuyer ; il faut lui apprendre l'autonomie tout en étant présent ; il faut être tolérant mais pas laxiste ; il faut être ferme mais pas rude ; il faut lui demander son avis, mais pas le laisser décider de tout ; il faut lui dire la vérité sans atteindre son innocence ; il faut l'aimer sans l'étouffer ; il faut le protéger, mais pas l'enfermer ; il faut lui tenir la main tout en le laissant s'éloigner.
J’ai le chagrin égoïste. Je ne partage mon humeur que quand elle est bonne. Je n’aime pas gêner, et le malheur, ça gêne.
Si un jour quelqu'un tombe sur mes carnets, je serai certainement taxée de mièvrerie et je ne pourrai m'en défendre. Seulement, sachez que l'amour n'est jamais ridicule. Ce qui l'est, c'est de ne pas oser lui donner l'éclat qu'il mérite.
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Dans la même œuvre

La vie est comme une danse. On entre en scène, on apprend les pas, on se laisse porter, on compte les temps, et on tire sa révérence.
La vie est comme une danse.
J’ai appris que, parfois, souvent, le bonheur est l’antichambre du bonheur. Surtout, j’ai appris que l’inverse était vrai : le bien attend, tapi, que tout aille mal pour nous surprendre.
Les gouttes de pluie qui rebondissent sur le sol, une abeille qui butine, la douceur du silence, la mélodie d’une voix aimée, la magie d’un corps qui vit, l’éclat du soleil sur une perle de rosée, le chant du merle, la caresse du vent. Nous sommes entourés de merveilleux.
Plus nous approchons de la ligne d'arrivée, plus nous avons conscience de ce qui compte vraiment, plus l'insignifiant le devient.