Rien ne vaut la pédagogie ; elle détient le secret de la mise au monde des vocations.

À lire aussi de Yann Moix

Le romantique est un propriétaire. Le don juan, un locataire.
Ceux qui pénètrent dans les églises, et communient, savez-vous ce qu'ils cherchent à partager ? Ils cherchent à partager ce qui ne se partage pas : la solitude. La solitude est fondamentale. Rien ne triche moins qu'elle.
La solitude, ce n'est pas se retrouver seul ; c'est être soustrait à la compagnie d'un seul. C'est être seul après avoir été ensemble.
Tous les penchants violents, haineux, criminels de l'être humain moderne ont trouvé une nouvelle réalité pour advenir : les réseaux sociaux. Comme on ne peut tuer « pour de vrai », on tue « pour de faux », mais tout en espérant et en sachant que ce faux a des conséquences dans la vie réelle
Naître, c'est précipiter les choses.
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Dans la même œuvre

J'aimais le soleil. J'aimais la pluie. J'aimais chaque nuage. J'aimais les arbres et les buissons de la cour. Mes « parents » m'eussent tué sur le coup s'ils l'avaient appris : mais je crois bien que j'aimais la vie.
Celui qui pense que la mort est le personnage dont la vie est le décor s'appelle un pessimiste ; celui qui pense que la vie est le protagoniste dont la mort est le paysage se nomme un optimiste.
Celui qui n'est point passionné est un homme mort ; il est une carpe qui sèche sur la pierre du bassin, se tordant de douleur sous les rayons du soleil d'août.
Tout est susceptible d'humilier un enfant ; la moindre remarque, la plus petite brutalité, un mouvement d'humeur, un geste violent peuvent s'inscrire à jamais dans sa chair, y gravant le texte de ses folies à venir, dont il sera le monomaniaque interprète et le jouet chevronné. Qui nous dit que la démence ne provient pas d'une humiliation de trop ?
Mon existence, ce n'est que cela, rien que cela : l'instant présent, dans sa gratuité pure, coupé de toute racine, sourd, ingrat à tous les hiers. Je ne suis qu'une imminence.