La solitude, ce n'est pas se retrouver seul ; c'est être soustrait à la compagnie d'un seul. C'est être seul après avoir été ensemble.

À lire aussi de Yann Moix

Ce qui est exténuant, ce n'est pas que le pire soit toujours sûr, mais que le meilleur soit toujours incertain.
Plutôt que de tomber dans la merde, je me suis élevé, en étant curieux intellectuellement. Je me suis hissé hors de la bouse, et je suis devenu le meilleur défenseur du judaïsme. J'ai eu la chance de rencontrer Bernard-Henri Lévy, qui m'a évité de devenir l'homme que j'aurais pu être, une pourriture. Je ne suis pas fier, mais heureux de mon parcours. L'âge de 20 ans, c'est fait pour se tromper. Aujourd'hui, alors que ces dessins, ces textes sont ressortis, je me sens libre. Libéré de cette épée de Damoclès avec laquelle je vivais depuis trente ans. Je vais pouvoir continuer mon travail l'esprit dégagé.
C'est la plus belle définition qui soit sans doute pour rendre le métier d'écrivain (si écrire n'est pas une profession, c'est un métier) : je n' étudie pas les êtres à travers le temps ; j'étudie le temps à travers les êtres.
En vrai, personne ne lit les livres des hommes politiques, même pas eux, qui ne les ont le plus souvent même pas écrits.
L'humanité, paraît-il, a perdu 10 points de Q.I. en cent ans. Permettez-moi de vous dire que cela se voit.
Toutes les citations de Yann Moix →

Dans la même œuvre

Le romantique est un propriétaire. Le don juan, un locataire.
On ne devrait communiquer que depuis l'anéantissement, l'amoindrissement, depuis cette absence momentanée de nous-même où, dévastés, nous sommes ouverts au monde comme une béance.
Tout était prévu pour que ça marche entre nous. Il suffisait que nous nous rencontrions. Nous nous sommes rencontrés. C'était le plus difficile à faire, se rencontrer (la preuve : je ne t'ai plus jamais rencontré par hasard depuis).
La promesse d'être avec quelqu'un m'a toujours rendu plus heureux que son effective présence.
L'amour est plus méchant que la guerre, puisque la guerre consiste à faire du mal à ceux que l'on n'aime pas.