Rien n'existait pour moi que dans la mesure où cela se rapportait à toi; rien dans mon existence n'avait de sens si cela n'avait pas de lien avec toi.

À lire aussi de Stefan Zweig

Les instants les plus grands sont toujours au-delà du temps.
On peut appartenir à son peuple, mais quand les peuples sont devenus fous, on n'est pas obligé de l'être en même temps qu'eux.
Qui ne se sent pas un homme en effet aime inconsciemment à le paraître, et qui sait sa faiblesse intime fait volontiers étalage de force
Mais, si dépourvues de matière qu'elles paraissent, les pensées aussi ont besoin d'un point d'appui, faute de quoi elles se mettent à tourner sur elles-mêmes dans une ronde folle.
La reconnaissance, on la voit si rarement se manifester chez les gens!
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Dans la même œuvre

Daigne, je t'en supplie, ne pas te lasser d'entendre parler de moi un quart d'heure, moi qui, toute une vie, ne me suis pas lassée de t'aimer.
Tout ce qui montait et s'épanouissait dans mon être ne connaissait que toi, ne savait que rêver de toi et te prendre pour confident.
Et vous, ombres rêvées, et pourtant ressenties, - Venez coller vos lèvres brûlantes aux miennes, - Boire à mon sang le sang, et le souffle à ma bouche ! - Montez.
Je t'attendais, je t'attendais toujours, comme, pendant toute ma destinée, j'ai attendu devant ta vie qui m'étais fermée.
C'est une morte qui te raconte sa vie, sa vie qui a été à toi, de sa première à sa dernière heure de conscience. N'aie pas peur de mes paroles : une morte ne réclame plus rien elle ne réclame ni amour, ni compassion, ni consolation.