Œuvre

Quelque part avant l'enfer

Les yeux sont le miroir de l'âme, ils sont aussi notre fenêtre sur l'horreur de ce monde.
On a beau essayer d'oublier ses racines, ce sont elles qui vous nourrissent
Anna détestait les transports en commun. Elle considérait le métro comme la quintessence du malaise urbain. Un lieu de non-vie où s'expriment les facettes les plus sombres de l'être humain, de l'indifférence à la violence verbale ou physique. Anna avait toujours pensé que si Goethe avait été parisien, il aurait situé l'enfer de Dante sur la ligne
Il faut être en paix avec son passé pour pouvoir envisager l'avenir.
Les blessures les plus graves sont celles qu'on ne verbalise jamais, celles qu'on garde inscrites au fond de son âme pendant toute son existence.
Un principe de la vie parisienne était de ne jamais croiser le regard de quiconque, de ne jamais sourire et de marcher le plus vite possible.