Une laide est plutôt coquette qu'une belle; elle agace les hommes et l'autre les attend.
Dans un monde faux, les femmes franches sont ce qu'il y a de plus trompeur.
L'expérience est utile, elle est féconde; oui, mais comme un fumier qui aide à pousser des blés et des fleurs. Mon étable est pleine; cela sent bien mauvais.
La plupart des hommes célèbres meurent dans un véritable état de prostitution.
Victor Hugo est de l'Académie. Allons, allons, c'est bien: l'Académie a besoin de temps en temps d'être déflorée.
Le choix d'Ancelot à l'Académie n'a été qu'ignoble; celui de Balzac serait immonde.
Oh! qu'il devrait donc bien y avoir, à chaque biographie de poète, un petit chapitre secret et réservé, à l'usage des seuls bons esprits, capables de porter la vérité, toute la vérité, sans la prendre de travers ni en abuser.
Je veux de l'érudition, mais une érudition maîtrisée par le jugement et organisée par le goût.
Il en est de la femme comme de l'hostie consacrée: pour le croyant, c'est Dieu même; pour l'incrédule, ce n'est que du pain sans levain.
Le sourire est le signe le plus délicat et le plus sensible de la distinction et de la qualité de l'esprit.
Trop de libertinage dans la jeunesse dessèche le coeur, et trop de continence engorge l'esprit.
Trop de roman est contraire au véritable christianisme, parce que tout roman renferme en soi et caresse plus ou moins un idéal de félicité sur terre, ou un idéal de douleur.
Le vice moderne qui a fait le plus de mal peut-être dans ces derniers temps, a été la phrase, la déclamation, les grands mots dont jouaient les uns, ou que prenaient au sérieux les autres, que prenaient au sérieux ceux mêmes qui en jouaient...
Mars 1848. Lamartine règne et plane, Hugo patauge.
La prose de Musset est charmante, au rebours de celle de Victor Hugo qui ne peut se relire. - Essayez, si vous pouvez, de relire Notre-Dame de Paris.
Les défauts de Hugo sont déjà énormes et, comme s'il avait peur qu'on ne les vît pas il les a placés entre deux miroirs grossissants, Gautier et Vacquerie.
Il en est de la femme comme de l'hostie consacrée : pour le croyant, c'est Dieu même, pour l'incrédule, ce n'est que du pain sans levain.
La coterie George Sand, Lamennais, Liszt, Didier, etc. (Lamennais, le naïf, à part) est un amas d'affectations, de vanités, de prétentions, d'emphase et de tapages de toute sorte, un véritable fléau enfin, eu égard à l'importance des talents.
Si l'on se mettait à se dire tout haut les vérités, la société ne tiendrait pas un seul instant ; elle croulerait de fond en comble avec un épouvantable fracas comme le temple des Philistins sous les bras de Samson, comme ces galeries souterraines des mines ou ces passages périlleux des montagnes où il ne faut pas élever la voix sous peine d'avalanches.
Au fond, je suis un homme très précis, très positif, et du moment que l'amour n'a plus été là, j'ai vu juste.
Au fond, qu'aimerais-je mieux ? ou passer la fin de mes jours dans la solitude raffinée, égoïste et pensive de Sieyès, ou vieillir et mourir dans la prostitution banale de La Fayette ?
Si j'avais un jeune ami à instruire de mon expérience, je lui dirais : — Aimez une coquette, une dévote, une sotte, une grisette, une duchesse. Vous pourrez réussir, et la dompter, la réduire. Mais si vous cherchez quelque bonheur dans l'amour, n'aimez jamais une muse. Là où vous croirez trouver son coeur, vous ne rencontrerez que son talent.
Sur les brûlots que lance Hugo de l'île de Jersey. Hugo est dans son île du Cyclope : il nous lance des quartiers de rocher qui ne nous atteignent pas.