Œuvre

Le Bûcher des Illusions, Impertinences (2004)

Pour vaincre l'élitisme, il faut nourrir le peuple de connaissance. Jamais, hélas, le nombre n'a réellement eu faim ou soif de celle-ci. Et, quand on le force, il vomit ou défèque mais n'assimile rien.
Quand une civilisation atteint son apogée, elle pervertit la tolérance par l'excès et entame son agonie. Ainsi, les moralité diaphane et sexualité débridée sonnèrent, jadis, le glas de Rome et d'Athènes.
Qui n'aime pas les cons hait l'humanité, dont lui-même, car nous sommes tous le con de quelqu'un.
Qui recherche l'assentiment de ses semblables n'a qu'à se blâmer pour l'obtenir.
Relative doit devenir la liberté de celui qui, en son nom, attente au droit d'autrui.
S'astreindre à souffrir en silence, c'est une vocation d'esclave.
Sans liberté, l'humain commun s'astreint au travail sous la contrainte; libre, il choisit le même esclavage contre de l'argent.
Selon la loi du pendule, la recherche de l'équilibre réclame que tout excès soit naturellement compensé par son contraire. La liberté débridée génère l'ostracisme et le fascisme.
Servir est la vocation de la religion. Servir Dieu ou les hommes, parfois; servir les religieux, souvent.
Si ce que je dis dérange, c'est que je ne dois pas être loin de la vérité.
Si la tolérance prône la coexistence de toutes les idées, même et surtout antinomiques, elle devient la négation de tout système de valeurs. Une société ouverte et tolérante par principe est dépourvue de valeurs, elle agonise si elle n'a déjà trépassé.
Si nous aimons tant parler à nos morts, n'est-ce pas que nous leur reconnaissons l'indicible mérite d'ignorer la contradiction?
Subsister est le vivre des insoumis.
Tant qu'il ne la juge pas lui-même utile ou valable, la vie d'un homme n'a pas la moindre importance.
Economie et technologies se sont emballées. N'ayant plus le temps de réfléchir, l'homme devient servant, serviteur, esclave.
Toujours, Dieu révèle les hommes. L'agnostique démontre son intelligence en acceptant son ignorance, le dévot et l'athée ne peuvent en dire autant.
Tous les hommes naissent parasites sociaux. Les plus serviles au système deviennent citoyens honorables.
Tout homme de quarante ans est devenu un vieux con, ou resté un jeune con.
Toute dictature brûle d'abord les livres, car un peuple qui ne lit pas est servile. La force ne s'impose pas toujours pour y parvenir: regardez nos «démocraties»...
Trop souvent, l'honneur se dilue dans la quête éperdue des honneurs.
Un peuple qui ne vise qu'à se divertir, voilà le blanc-seing des gouvernants.
Une brillante réussite sociale suppose l'abdication de la vertu.
Vice chez l'homme est nature chez l'animal; la quête du plaisir réduit le premier à l'état du second.