Pour l'amour et la beauté et le bonheur - Il n'y a ni mort ni changement.
Et un tourbillon du nord, errant ça et là - Comme un loup qui aurait flairé un enfant mort, - Secoua les rameaux ainsi chargés, et lourds, et raides, - Et les brisa net de sa griffe rigide.
Et les narcisses, les plus belles d'entre les fleurs, - Qui regardent leurs yeux dans le recès du ruisseau - Jusqu'à mourir de leur chère beauté.
Et la rose, telle une nymphe allant se baigner, - Qui dévoile le secret de son sein éclatant - Si bien que, pli après pli, à l'air pâmé - L'âme de sa beauté et de son amour est mise à nu.