Pour l'amour et la beauté et le bonheur - Il n'y a ni mort ni changement.

À lire aussi de Percy Bysshe Shelley

Et les narcisses, les plus belles d'entre les fleurs, - Qui regardent leurs yeux dans le recès du ruisseau - Jusqu'à mourir de leur chère beauté.
La mort est le voile que les vivants appellent la vie...
Les mots vitaux et les actes des esprits d'autrefois - Que ni temps, ni changement ne peuvent dompter, - Les sombres et séculaires traditions, sources de mauvaises croyances, - Dont l'ombre obscure alimente un fleuve de poison.
Quel prodige que la Mort ! ... la Mort et son frère le Sommeil ! L'une pâle comme la lune qui là-bas s'évanouit, avec les lèvres d'un bleu livide ; l'autre, rosé comme le matin, quand, trônant sur la vague de l'Océan, il empourpre le monde.
Les houles sombres et agitées de l'âge mûr - Et l'océan uni de la jeunesse au perfide sourire.
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Dans la même œuvre

Et un tourbillon du nord, errant ça et là - Comme un loup qui aurait flairé un enfant mort, - Secoua les rameaux ainsi chargés, et lourds, et raides, - Et les brisa net de sa griffe rigide.
Et les narcisses, les plus belles d'entre les fleurs, - Qui regardent leurs yeux dans le recès du ruisseau - Jusqu'à mourir de leur chère beauté.
Et la rose, telle une nymphe allant se baigner, - Qui dévoile le secret de son sein éclatant - Si bien que, pli après pli, à l'air pâmé - L'âme de sa beauté et de son amour est mise à nu.