Exister, c'est être là, simplement; les existants apparaissent, se laissent rencontrer, mais on ne peut jamais les déduire.
Mais je ne peux plus expliquer à personne ce que je vois. A personne. Voilà : je glisse tout doucement au fond de l'eau, vers la peur.
Je n'ai pas besoin de faire des phrases. J'écris pour tirer au clair certaines circonstances. Se méfier de la littérature. Il faut tout écrire au courant de la plume sans chercher les mots.
L'essentiel, c'est la contingence. Je veux dire que, par définition, l'existence n'est pas la nécessité. Exister, c'est être là, simplement; les existants apparaissent, se laissent rencontrer, mais on ne peut jamais les déduire.
Tout est gratuit, ce jardin, cette ville et moi-même. Quand il arrive qu'on s'en rende compte, ça vous tourne le coeur et tout se met à flotter, comme l'autre soir... Voilà la nausée.
C'est moi, c'est moi qui me tire du néant auquel j'aspire : la haine, le dégoût d'exister, ce sont autant de manières de me faire exister, de m'enfoncer dans l'existence.
Son nez était planté dans son visage comme un couteau dans une pomme.
Les vraies dames ne savent pas le prix des choses, elles aiment les belles folies leurs yeux sont de belles fleurs candides, des fleurs de serre.
Pour cent histoires mortes, il demeure tout de même un ou deux histoires vivantes.