Mais je ne peux plus expliquer à personne ce que je vois. A personne. Voilà : je glisse tout doucement au fond de l'eau, vers la peur.

À lire aussi de Jean-Paul Sartre

On est toujours responsable de ce qu'on n'essaie pas d'empêcher.
Il n'est donc pas vrai qu'on écrive pour soi-même: ce serait le pire échec; en projetant ses émotions sur le papier, à peine arriverait-on à leur donner un prolongement languissant.
Philippe reprit le verre et le porta à ses lèvres d'un geste négligent: son gosier flambait, ses yeux mouillaient, il but d'un seul trait.
On est ce qu'on veut.
La violence se donne toujours pour une contre-violence, c'est-à-dire pour une riposte à la violence de l'autre.
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Dans la même œuvre

Un droit n'est jamais que l'autre aspect d'un devoir.
J'admire comme on peut mentir en mettant la raison de son côté.
Tout existant naît sans raison, se prolonge par faiblesse et meurt par rencontre.
Je suis libre: il ne me reste plus aucune raison de vivre, toutes celles que j'ai essayées ont lâché et je ne peux plus en imaginer d'autres. ... Seul et libre. Mais cette liberté ressemble un peu à la mort.
Trois heures. Trois heures, c'est toujours trop tard ou trop tôt pour tout ce qu'on veut faire.