Œuvre

L'Ombre du vent (2001)

Il n'y a pas de seconde chance, sauf pour le remords.
Ne te rajoute pas des années, vaurien, la vie s'en chargera bien assez tôt.
Si un jour vous devez avoir une fille, vous commencerez, sans vous en rendre compte, à classer les hommes en deux catégories : ceux que vous soupçonnez de coucher avec elle et les autres. Quiconque prétend que ce n'est pas vrai est un fieffé menteur.
Le coeur de la femme est un labyrinthe de subtilités qui défie l'esprit grossier du mâle à l'affût. Si vous voulez vraiment posséder une femme, il faut d'abord penser comme elle, et la première chose à faire est de conquérir son âme.
Ne fais jamais confiance à personne Daniel, et surtout pas à ceux que tu admires. Ce sont eux qui te porteront les coups les plus terribles.
Lorsqu'elle était petite elle se souvenait de tout. Tout. Et puis les enfants grandissent, et on ne sait plus ce qu'ils pensent ni ce qu'ils éprouvent. Ainsi va la vie, je suppose.
Tu vas avoir besoin d'une garde-robe, Juliàn. Il y a trop d'imbéciles qui ne remarquent que l'apparence...
Où en était-je ? L'amour, c'est comme le saucisson : pur porc et mortadelle. Tout y a sa place et sa fonction.
Le destin attend toujours au coin de la rue. Comme un voyou, une pute ou un vendeur de loterie : ses trois incarnations favorites. Mais il ne vient pas vous démarcher à domicile. Il faut aller à sa rencontre.
Le service militaire ne sert qu'à découvrir le pourcentage de lèche-bottes qui sévissent ici-bas.
Méfie-toi de celui qui fait confiance à tout le monde.
La difficulté n'est pas de gagner de l'argent, se lamentait-il. La difficulté est de le gagner en faisant quelque chose qui en vaille la peine.
Parce que le meilleur avec les femmes c'est de les découvrir.
Et garde tes rêves, cria Miquel. Tu ne peux jamais savoir à quel moment tu en auras besoin.
Toujours est-il qu'à force de lire chaque pli de l'anatomie de cette étudiante que je voyais seulement de dos mais que j'imaginais en trois dimensions et en perspective cavalière, je me mis à saliver comme devant un baba à rhum.
Le jour où je disparaîtrais, tout ce que je possède sera à toi, Juliàn, disait-il souvent. Sauf les rêves.
Il n'y a pas de seconde chance, sauf pour les remords.
Il était vêtu de marbre et portait le monde dans son regard.
Je suis de la vieille école, vous comprenez, et obéir à son père, même s'il est un âne, c'est sacré.
C'est du latin, petit. Il n'y a pas de langues mortes, il n'y a que des cerveaux engourdis.
Chaque livre, chaque volume que tu vois, a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit et l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et rêvé avec lui.
Probablement parce qu'un étranger nous voit tels que nous sommes et non tels qu'il veut croire que nous sommes.
Dans mes rêves de collégien, nous serions toujours deux fugitifs chevauchant à dos de livre, prêts à nous échapper dans un monde imaginaire de seconde main.
Un bon père, vous comprenez. Quelqu'un à qui son enfant voudrait ressembler.