Œuvre

L'autre

Nous nous rapetissons dans les petits enfants.
Oui, devenir aïeul, c'est rentrer dans l'aurore. - \r\nLe vieillard gai se mêle aux marmots triomphants. - \r\nNous nous rapetissons dans les petits enfants. - \r\nEt, calmés, nous voyons s'envoler dans les branches - \r\nNotre âme sombre avec toutes ces âmes blanches.
Viens, mon George. Ah ! les fils de nos fils nous enchantent, - \r\nLeur regard radieux dissipe les effrois ; - \r\nIls ramènent notre âme aux premières années ; - \r\nIls font rouvrir en nous toutes nos fleurs fanées ; - \r\nNous nous retrouvons doux, naïfs, heureux de rien
Viens, mon George. Ah ! les fils de nos fils nous enchantent, - \r\nLeur regard radieux dissipe les effrois ; - \r\nIls ramènent notre âme aux premières années ; - \r\nIls font rouvrir en nous toutes nos fleurs fanées ; - \r\nNous nous retrouvons doux, naïfs, heureux de rien
Viens, mon George. Ah ! les fils de nos fils nous enchantent - \r\nNous nous retrouvons doux, naïfs, heureux de rien ; - \r\nLe coeur serein s'emplit d'un vague aérien ; - \r\nEn les voyant on croit se voir soi-même éclore ; - \r\nOui, devenir aïeul, c'est rentrer dans l'aurore.