Œuvre

Chuuut ! (2013)

Il y a toutes sortes de silences. On parle de silence religieux, de silence de mort. Il peut y en avoir aussi de respect, de regret, de honte.
Sans bois, une maison est sans racine.
Il me semble à la fois que le temps se traîne comme un escargot et qu'il m'échappe ; c'est le grand tourment de l'espérance.
Toutes les chansons ont le même refrain, murmuré, hurlé ou sangloté : sans amour, t'es mort.
La seule façon de vivre bien est d'être en accord avec sa conscience, de ne jamais tricher avec soi-même.
Il y a toutes sortes de colères, les noires, les bleues, comme la peur, les dantesques, les colères rentrées que l'on retient parfois pendant si longtemps que lorsqu'elles explosent, c'est la tuerie.
Quand on est petit, on voit ses grands-parents comme des bras qui vous enveloppent, des câlins et des histoires qui, au début, font peur, mais qui finissent toujours bien, gentils récompensés, méchants punis.
Dans la famille on ne pleure pas en public, même si le public, c'est la famille.