Œuvre

Ambiguïtés de la liberté (1999)

Notre identité n'est pas chose faite, toujours déjà constituée, mais une perspective toujours ouverte, l'attente de possibles indéterminables.
Si le propre de la vie est d'adapter l'individu à son milieu, le propre de la volonté est de l'en soustraire.
Nous avons dû les céder à l'effacement, à l'évanescence et à la mort tous ces instants qu'aucune tâche n'a requis et que nous avons vécus sans les employer à rien.
Se reconnaître comme une simple médiation, savoir que nous n'avons pas plus de réalité ni de destin propres qu'une vague sur la mer, c'est n'accorder à notre moi que l'identité d'une tenace apparence : c'est en être délivré.