Ecrire c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au coeur des mots.
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Que sait-on de ce qui a lieu dans la nuit du réel ? L'imaginaire est l'amant nocturne de la réalité.
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À lire aussi de Sylvie Germain
Les rêves ce sont nos yeux dans la nuit.
Elle croyait en la vie, elle aimait la vie, vaille que vaille. C'est la plus belle des croyances, en tout cas la plus salutaire.
L'imaginaire est l'amant nocturne de la réalité.
Tout ce qui excède en intensité, en présence, en saveur, laisse un reste.
Dans la même œuvre
Les rêves sont faits pour entrer dans la réalité, en s'y engouffrant avec brutalité, si besoin est. Ils sont faits pour y ré-insuffler de l'énergie, de la lumière, de l'inédit, quand elle s'embourbe dans la médiocrité, dans la laideur et la bêtise.
L'imaginaire est l'amant nocturne de la réalité.
Ecrire c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au coeur des mots.
D'un lambeau de papyrus ou d'un morceau de poterie, on peut remonter vers une civilisation disparue depuis des millénaires. A partir de la racine d'un mot, on peut rayonner à travers une constellation de vocables et de sens.
Chaque être aimé, en disparaissant, ravit un peu de chair, un peu de sang, à ceux qui restent sur la terre, tremblant de froid et de fadeur dans le crachin continu de l'absence.