L'imaginaire est l'amant nocturne de la réalité.

À lire aussi de Sylvie Germain

Etre en vie, c'est être en mouvement, en constante possibilité de changement, chute ou croissance.
La terre tout alentour n'était plus qu'immenses essarts trop profondément et de trop longtemps brûlés pour pouvoir y faire lever à nouveau la moindre culture.
Il ne suffit pas qu'un sol soit riche, encore faut-il qu'il soit remué, retourné, et ensemencé.
D'un lambeau de papyrus ou d'un morceau de poterie, on peut remonter vers une civilisation disparue depuis des millénaires. A partir de la racine d'un mot, on peut rayonner à travers une constellation de vocables et de sens.
Les petits riens ne sont jamais insignifiants, la beauté foisonne dans l'infime.
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Dans la même œuvre

Les rêves sont faits pour entrer dans la réalité, en s'y engouffrant avec brutalité, si besoin est. Ils sont faits pour y ré-insuffler de l'énergie, de la lumière, de l'inédit, quand elle s'embourbe dans la médiocrité, dans la laideur et la bêtise.
Ecrire c'est descendre dans la fosse du souffleur pour apprendre à écouter la langue respirer là où elle se tait, entre les mots, autour des mots, parfois au coeur des mots.
D'un lambeau de papyrus ou d'un morceau de poterie, on peut remonter vers une civilisation disparue depuis des millénaires. A partir de la racine d'un mot, on peut rayonner à travers une constellation de vocables et de sens.
Chaque être aimé, en disparaissant, ravit un peu de chair, un peu de sang, à ceux qui restent sur la terre, tremblant de froid et de fadeur dans le crachin continu de l'absence.
Que sait-on de ce qui a lieu dans la nuit du réel ? L'imaginaire est l'amant nocturne de la réalité.