Quand on paraît plus fort il faut en plus se résoudre à l'être.

À lire aussi de Serge Joncour

Dans l'amour il y a bien plus que la personne qu'on aime, il y a cette part de soi même qu'elle nous renvoie, cette haute idée que l'autre se fait de nous et qui nous porte.
En ville, le fleuve, c'est le seul élément de nature qui s'impose, qu'on ne dévie pas, qui décide de tout. En ville, le fleuve, tout part de lui et tout y retourne, comme une rivière à la campagne, c'est l'origine même des lieux de vie.
Le malheur c'est comme un visage sur le visage, quand la vie vous a marquée d'une épreuve, le risque c'est de ne plus exister qu'à travers ça, d'être à jamais perçue comme la veuve, piégée à vie dans la teinte.
Lire, c'est voir le monde par mille regards, c'est toucher l'autre dans son essentiel secret, c'est la réponse providentielle à ce grand défaut que l'on a tous de n'être que soi.
Dans toute enfance, il y a l'allié fondateur, l'alter ego avec lequel au-delà de la complicité s'élabore quelque-chose de soi-même.
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Dans la même œuvre

Ils sont rares ceux qui donnent vraiment, ceux qui écoutent vraiment.
Etre fort, c'est ne pas prendre la mesure du danger, le sous-évaluer, consciemment, tandis qu'être faible, c'est le surestimer.
Une famille c'est comme un jardin, si on n'y fout pas les pieds ça se met à pousser à tire-larigot, ça meurt d'abandon.
En ville la solitude a un écho démesuré. Il aurait cru que ce serait le contraire, qu'en ville, vivre seul serait un genre de bienfait, une bénédiction, la compensation de toutes ces heures occupées à évoluer au milieu du monde, à être sans cesse entouré.
On révèle beaucoup de soi dans la façon qu'on a de saisir les objets, chez lui on avait chaque fois la sensation d'un geste assuré, la certitude que la prise était ferme.