Quand on ne parvient pas à retenir une conjugaison, c'est que le verbe n'existe pratiquement pas.

À lire aussi de Jean-Philippe Blondel

J'ai toujours rêvé de me fondre dans le décor. Hier soir, j'ai fondu. Et c'est le décor qui est entré en moi. Je ne suis plus un iceberg. Je suis un glaçon dans un verre. Je me dilue. Et c'est en écrivant que je me reconstitue.
Une équipe, mine de rien, c'est sans doute plus solide qu'une famille. Plus solide, parce que plus solidaire.
Nous devons nous créer tous les jours des raisons de vivre.
Je n'aime pas les photographies. Je n'aime pas ce qui fixe. Je préfère le mouvant. L'indistinct. Le fondu enchaîné. C'est ce que je suis. Fondu et enchaîné.
Il y a des gens comme ça, des gens qui traversent votre vie et qui laissent derrière eux la queue de leur comète.
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Dans la même œuvre

Je me suis rendu-compte qu'à force de se laisser dériver, on atteignait parfois des rivages où personne ne pouvait venir vous chercher.
Le voici mon problème: l'attache, les attaches, les liens, les cordes. Je suis sans cesse en train de me lier et de me libérer, de m'astreindre et de me dénouer.
Il y a des gens comme ça, des gens qui traversent votre vie et qui laissent derrière eux la queue de leur comète.
C'est ça, avoir un enfant. Se sentir vide et inutile et, l'instant d'après, être plein. Une plénitude à craquer.
Certains souvenirs sont faits pour être enfouis loin - mais leur tranchant blesse quelquefois des années plus tard.