C'est ça, avoir un enfant. Se sentir vide et inutile et, l'instant d'après, être plein. Une plénitude à craquer.

À lire aussi de Jean-Philippe Blondel

C'est sûrement ça, grandir - abandonner petit à petit tous les attributs qui font de toi un des pions de ta génération pour aller plus profond et découvrir ce qui fait de toi un être unique. Aller vers l'individualisation, et non vers l'individualisme.
Pour l'instant, je suis le seigneur incontesté de vingt mètres carrés. Tout le monde sait que c'est mon royaume, je suis le seul à écrire le code secret en bas de la fiche.
J'écris sur mon ordinateur dans ma chambre. C'est comme si je m'extrayais du reste du monde.
Il n'y a pas de bien et de mal, il n'y a que des circonstances. Va vers ce qui te cicatrise.
Ca doit être quelque chose dans ce genre là, l'amitié - accepter que l'autre s'égare sur des chemins loin de vous et accepter qu'il en revienne, sans rancoeur.
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Dans la même œuvre

Je me suis rendu-compte qu'à force de se laisser dériver, on atteignait parfois des rivages où personne ne pouvait venir vous chercher.
Le voici mon problème: l'attache, les attaches, les liens, les cordes. Je suis sans cesse en train de me lier et de me libérer, de m'astreindre et de me dénouer.
Quand on ne parvient pas à retenir une conjugaison, c'est que le verbe n'existe pratiquement pas.
Il y a des gens comme ça, des gens qui traversent votre vie et qui laissent derrière eux la queue de leur comète.
Certains souvenirs sont faits pour être enfouis loin - mais leur tranchant blesse quelquefois des années plus tard.