Quand on est petit, tous les grands sont des vieux.

À lire aussi de Valérie Perrin

Avant la lecture, sa vie se résumait à des gestes quotidiens, habituels, qui la plongeaient dans un profond sommeil à la fin de la journée, comme un cheval de trait abruti de fatigue. Maintenant, ses nuits sont peuplées de rêves, de personnages, de musique, de paysages, de sensations...
En lisant, elle croque dans un fruit qu'elle a convoité pendant des années et sent enfin son nectar sucré couler dans sa bouche, sa gorge, sur ses lèvres, ses doigts.
Quand j’ai débuté, je pensais que les hostilités mouraient avec l’être détesté. Mais les pierres tombales n’enferment pas la haine. J’ai assisté à des enterrements sans larmes. J’ai même assisté à des enterrements heureux. Il y a des morts qui arrangent tout le monde.
Le passé est le poison du maintenant. Ressasser, c'est mourir un peu.
J'aime donner la vie. Semer, arroser, récolter. Et recommencer chaque année. J'aime la vie telle qu'elle est aujourd'hui. Ensoleillée. J'aime être dans l’essentiel.
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Dans la même œuvre

Mon amour, la première fois que je t'ai embrassée j'ai senti un battement d'ailes contre ma bouche. J'ai d'abord cru qu'un oiseau se débattait sous tes lèvres, que ton baiser ne voulait pas du mien. Mais quand ta langue est venue chercher la mienne, l'oiseau s'est mis à jouer avec nos souffles, c'était comme si on se le renvoyait de l'un à l'autre.
Mais n'empêche que quand j'ai un coup de blues, je prie pour que la vie m'apporte un parasol comme le sien. Son parasol s'appelle Lucien, c'était son mari.
Il faut écouter dans l'urgence parce que le silence n'est jamais loin.
C'est une légende, cette histoire de mouette ? - \r\n- La légende d'Hélène. Elle dit que chaque être humain est rattaché à un oiseau pendant son passage sur terre. Qu'il nous protège.
En lisant, elle croque dans un fruit qu'elle a convoité pendant des années et sent enfin son nectar sucré couler dans sa bouche, sa gorge, sur ses lèvres, ses doigts.