Quand on achève un livre de Duras, on éprouve une frustration. C'est comme une enquête au terme de laquelle on a peu compris. On a entrevu des choses au travers d'une vitre dépolie. On sort de table en ayant faim.

À lire aussi de Amélie Nothomb

A quoi sert-il d'exposer une vision du monde si le monde s'en fout ?
La seule attitude dont j'etais capable face à l'intruse, était la soumission absolue.
... elle était dans cette phase hypnotique des débuts amoureux, où la débilité paraît sublime et où l'indécence triomphe.
Certains sont assez malchanceux pour trouver l'amour de leur vie, l'écrivain de leur vie, le philosophe de leur vie, etc. On sait l'espèce de gâteux qu'ils ne tardent pas à devenir.
L'esprit humain souffre d'une carence intellectuelle fondamentale: pour qu'il comprenne la valeur d'une chose, il faut le priver de cette chose. L'absence lui parle sa langue maternelle; la présence, c'est de l'hébreu pour lui.
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Dans la même œuvre

Ceux qui s'évadent meurent perdus dans un excès d'espace. C'est le paradoxe de l'infini: on pressent une liberté qui n'y existe pas. C'est une prison si grande qu'on n'en sort jamais.
La fuite donne la plus formidable sensation de liberté qui se puisse éprouver.
Dire à quelqu'un que c'est terminé, c'est laid et faux. Ce n'est jamais terminé. Même quand on ne pense plus à quelqu'un, comment douter de sa présence en soi? Un être qui a compté compte toujours.
Le concept de liberté est un sujet rebattu dont les premiers mots me font bâiller. L'expérience physique de la liberté, c'est autre chose.
Il y a une impossibilité technique à raconter le sublime. Soit on n'est pas intéressant, soit on est comique.